article.84g
article.84g Monsieur, Maître,
Cadre Supérieur de Santé au Centre Hospitalier de Flers (Orne), je suis régulièrement “mis à mal” par des agents (utilisant des pseudos) sur le blog créé par le syndicat Sud Santé de l’établissement (Essentiellement personnes ayant “oublié” de masquer leur pseudo et dont l’adresse personnelle apparaissait en clair …) . Dans un premier temps, suite à des articles comportant des termes insultants (”fuhrer”, “fou de la reine”, …) ou à caractère sexuel (”me proposant un doigt dans le c..”), j’ai d’abord géré la situation au niveau institutionnel en demandant des excuses aux agents : ce qu’ils ont fait, en complétant par écrit sur le blog. Un de ces agents continue malgré tout ses écrits, en me diffamant pratiquement quotidiennement ; ces derniers jours, ses écrits sont essentiellement orientés sur des “jeux de mots” autour de mon nom de famille …
En charge de plusieurs équipes soignantes ( agents)et de l’organisation des soins concernant une file active annuelle de patients, je ne peux tolérer la mise à mal de l’organisation soignante locale. J’ai gardé l’ensemble des écrits diffusés depuis plusieurs mois. Je n’ai pas besoin de vous préciser que ces écrits, via le Net, m’ont valu des remarques tant de mes collègues, que de la part de personnes extérieures à l’établissement …
L’adresse du blog en question est : “SITEg ever”, accessible essentiellement via le moteur de recherche “google”.
Quels sont mes recours dans cette situation ? J’ai demandé à rencontrer l’avocat du service juridique hospitalier, mais souhaite avoir un avis complémentaire sur les démarches possibles.
En vous remerçiant à l’avance des éclairages que vous pourrez me fournir, veuillez agréer, monsieur, Maître, l’assurance de mes sincères salutations.
J. ORANGE
7 avril 2008 à 17:45
Chère cliente,
On vous informe que lors du dépôt de votre requête au conseil du prud’hommes, vous êtes en droit de vous basez sur le non respect des deux contrats.
En effet, chacun est tenu de respecter ses engagements par application de l’article code civil, le contrat et la loi des parties.
Le non-respect d’engagements contractuels à l’égard de l’autre partie découle d’une convention : le contrat (écrit ou verbal).
le contrat tient lieu de “loi” pour les parties (code civil art. ).
Le non-respect des engagements donne lieu à indemnité (code civil art. ) pour inexécution, retard, sauf cause étrangère involontaire (code civil art. ).
Il faut satisfaire à conditions :
- un contrat même non écrit,
- la preuve, par celui qui l’invoque, de la violation du contrat,
- l’existence d’un lien de causalité entre la faute contractuelle et le dommage.
Selon, la nature du contrat, il peut y avoir une obligation de résultat ou une obligation de moyens (notion de prudence et de diligence) plus de nombreux cas particuliers selon la réglementation et les usages professionnels.
L’inexécution fautive (partielle, totale voir défectueuse) par l’une des parties d’une obligation principale d’un contrat est constitutive d’une faute. L’inexécution, selon l’article du Code civil, peut engendrer des dommages-intérêts compensatoires ou en cas de retard des dommages -intérêts moratoires. La victime doit justifier du préjudice subi sauf pour un retard de paiement d’une somme où l’article prévoit des intérêts au taux légal.
Nous restons a votre entière disposition si vous désirez obtenir un complément de réponses ou de plus amples informations n hésitez pas a nous le faire savoir nous seront ravi de répondre et de vous prodiguer tout élément susceptible de vous aider a résoudre votre problème juridique.
Cordialement.