Démissionner de la fonction publiq hospitalière
Démissionner de la fonction publiq hospitalière Je suis assistante sociale en milieu hospitalier. Une de mes missions de travail est d’évaluer les ressources du patient (adressé par le médecin) et de vérifier sa couverture sociale et d’accorder ou non une délivrance gratuite de médicaments. Lorsque celle-ci est accordée, l’infirmière du service se charge de commander à la pharmacie générale de l’hôpital ou de délivrer les médicaments disponibles directement dans le service. En effet, dans le service, nous avons une petite pharmacie avec une petite réserve de médicaments. J’avais le code d’accès à cette pharmacie et je me permettais d’y entrer (laissant toujours la porte ouverte, en étant donc visible par le personnel) pour faire certaines vérifications : regarder si un médicament était bien disponible lorsque l’infirmière était débordée, vérifier des délivrances de médicaments qui avaient faites précédemment répertoriées dans un classeur se trouvant dans la pharmacie, laisser des informations utiles pour les infirmières en mon absence, prendre dolipranes lorsque j’avais un mal de tête (ce qui est arrivée très rarement et la plupart du temps en le disant à un des personnels soigants).
Deux médecins du service m’ont rapportée que lorsqu’ils ont demandé aux infirmières pourquoi le code la pharmacie avait changé, celles-ci ont répondu que c’était par rapport à moi laissant planer une suspision.
Etonnée par ce qu’on me rapportait, j’ai sollicité un entretien avec le cadre infirmier du service qui m’a expliqué (et sans aucun sentiment de suspision) que le code avait effectivement changé car seul le personnel infirmier peut avoir un accès et qu’effectivement une infirmière était venue lui rapporter que “j’entrais souvent dans la pharmacie”, laissant planer une suspision, qui s’est élargie à l’ensemble des agents d’accueil, du personnel soignant, des médecins du service et peut-être même au delà du service.
J’entame ma ème année de service et je suis agent titulaire de la fonction publique hospitalière.
J’estime que de telles suspicions qui deviennent de réelles rumeurs nuisent à ma crédibilité professionnelle qui n’a jamais été remise en question jusque là.
Je souhaiterais savoir quelle action je peux mener à l’égard de cette infirmière. Est-ce l’hôpital pourrait être engagé ?(ce n’est pas mon souhait, j’aimerai mener une action en justice de personne à personne). Je souhaite savoir si vous estimez que je pourrais obtenir gain de cause et quels éléments on pourrait me demander pour prouver mes dires (attestations…) J’aimerais avoir des éléments précis.
Je vous remercie de l’attention que vous porterez à ma demande.
13 février 2008 à 13:17
Chere cliente
Tout acte dommageable ouvre droit à une action en dommages-intérêts
La règle générale est que la victime, pour obtenir réparation, doit établir l’existence de la faute. Selon les articles et du Code civil, la victime doit rapporter la charge de la preuve.
Peu importe la nature du préjudice (matériel, immatériel voire moral et même perte de chance) dès lors qu’il est direct, actuel et certain, ce qui exclue le préjudice éventuel mais n’écarte pas le préjudice futur et certain comme la perte d’exploitation, de ressources. Une faute même légère voire une abstention. Une relation de causalité entre dommage et faute. Donc Madame ce que vous avez à faire c’est prouver que vous n’avez aucune mauvaise foi par le fait d’entrer dans cette pharmacie ,vous pouvez d’ailleur avoir des témoins .
Cependant sur la base de l’article vous pouvez demander des dommages et interets à cette infirmière pour le préjudice qu’elle vous a causé , en l’occurence les rumeurs qui courent.
Nous restons à votre entière disposition si vous désirez obtenir un complément de réponse ou de plus amples informations