les médicaments dilués
Bonjour,
Je m’adresse à vous pour une question très précise :
Directrice de crèche depuis 1984 (infirmière puéricultrice) j’ai toujours refusé d’administrer aux enfants des médicaments dilués (ou ouverts) par les parents.
Déjà, lorsque je travaillais à l’hôpital, la pratique était qu’une infirmière ne devait pas préparer les médicaments qui allaient être distribués par sa collègue. Ce n’est pas une question de confiance mais de responsabilité que chacune doit assumer du début à la fin. J’ai été confortée dans la légalité de cette pratique en 2005, lors de la formation faite par un juriste,: «responsabilité juridique des directrices d’établissement accueillant des enfants de moins de 6 ans”
Je suis sérieusement “interpellée” ces jours ci par des parents qui arguant le trou de la SS me demandent sur quel texte de loi je refuse les médicaments dilués : or, j’ai appris “comme cela” mais s’il existe un texte clair à ce sujet je n’en ai pas les références.
Le juriste était pourtant catégorique sur ce point, mais je n’arrive pas à le contacter pour qu’il me fournisse les références de ce texte.
Pourriez- vous me répondre rapidement car je suis en situation difficile ainsi que mon équipe d’auxiliaires qui donnent volontiers les médicaments mais après que j’ai vérifié l’ordonnance, établi un protocole médicamenteux que je contresigne (consignes donnée par le juriste) et bien entendu diluer (ou ouvert) moi même le médicament. Ces professionnelles ont elles aussi une notion de leurs responsabilités et ne veulent pas donner de médicaments si cette procédure n’est pas respectée.
Cela va dans le même sens que la méthode HACCP en ce qui concerne la distribution des aliments aux enfants.
Je tiens vraiment à garder cette pratique ce qui ne veut pas dire que je n’ai pas confiance dans les parents, en 23 ans de carrière en crèche, je n’en ai rencontré aucun qui ait eu d’attitude malveillante vis à vis de son enfant. En dehors de cette sombre histoire d’assassinat d’un enfant avec de l’empoisonnée, j’ai tout au plus eu des échos d’erreurs de dilution, de compréhension de l’ordonnance ou de condition de conservation.
HELP et un grand merci d’avance car je voudrais restaurer de toute urgence le dialogue avec les familles, étant toute dévouée à mon métier
14 novembre 2007 à 16:06
Cher Client,
Les mineurs de moins de 6 ans relèvent des dispositions de l’article L. 2324-1 du code de la santé publique et du décret n° 2002-884 du 3 mai 2002 relatif aux centres de vacances, de loisirs et de placement de vacances accueillant des enfants de moins de 6 ans ainsi que de celles des articles
L. 227-4 à L. 227-12 du code de l’action sociale et des familles et des textes pris pour leur application.
Les centres sont donc soumis à la fois :
- au dépôt d’une demande préalable d’autorisation auprès du préfet du département pour leur ouverture ;
- et au dépôt d’une déclaration préalable auprès de la même autorité pour l’organisation de l’accueil.
Les deux procédures ont des objectifs différents. La première, qui fait intervenir le responsable du service départemental de protection maternelle infantile, vise essentiellement à contrôler les conditions matérielles d’accueil des mineurs. La seconde a pour objet de vérifier notamment les conditions d’encadrement de l’accueil et sa qualité éducative. Cette dernière doit être renouvelée tous les ans pour les centres de loisirs et avant chaque séjour pour les centres de vacances.
Cependant dans l’attente de la parution de l’arrêté relatif à l’autorisation des centres accueillant des enfants de moins de 6 ans, il est conseillé de vous rapprocher des services de la PMI dans le but notamment de permettre la poursuite du fonctionnement des accueils déjà ouverts et connus de vos services et, pour les nouveaux accueils, de procéder de la même façon que pour les locaux accueillant des mineurs de 6 ans et plus.
Merci à vous